Association Intertok

Enseignement et projet Jeunes

"L'Ecole est une clé pour la Vie'' disait Baba Simon. La scolarisation des enfants et des jeunes les prépare à des métiers, et, au-delà, à participer au développement de la région... Un projet ambitieux.

Dans l'arrondissement de Tokombéré, comme partout en Afrique, les jeunes de moins de 25 ans représentent 60 % de la population. Acteurs du développement et avenir de la région, ils vivent des difficultés : abandon des études par manque de soutiens moral et financier, inquiétude face à l'avenir, tensions entre coutume et modernité, crise d'identité (dues aux relations avec les parents, aux religions en concurrence…)

 

L'école Saint Joseph

Dès son arrivée, Baba Simon a créé l'école Saint Joseph, la première à Tokombéré. Car "L'école est une clé pour la Vie", selon son expression.

Aujourd'hui, dans la ville de Tokombéré, pratiquement tous les enfants sont scolarisés. Avec l'école Saint Joseph et ses 547 élèves, et les écoles de brousse de Mada, Tindrémé, et Bzougoudou, le Projet de Promotion Humaine apporte un enseignement de qualité avec des effectifs limités à 50 élèves par classe, la mise à disposition de manuels scolaires et l'assiduité des enseignants.

 

Le collège Baba Simon

Le collège, créé en 1990 a naturellement pris le nom de Baba Simon. Il accueille aujourd'hui plus de 500 élèves et prépare au B.E.P.C. et aux baccalauréats A et D. Le souci de ses fondateurs était de proposer une formation intellectuelle de qualité, sans que pour autant les enfants rompent avec leur milieu et ses préoccupations quotidiennes.

C'est pourquoi une part importante de l'emploi du temps est consacrée aux "Passerelles", activités destinées à préparer à la vie et à permettre aux jeunes, après leur temps de scolarisation, de retourner au village et de participer au développement avec leurs familles et leurs voisins, ou de créer une petite entreprise artisanale.  

 

Vers un métier, vers l'université

Après le collège, beaucoup - notamment des filles - ayant obtenuB.E.P.C. ou baccalauréat, font  des écoles professionnelles, devenant aide-soignant, infirmier, maître d'école, assistant social, secrétaire, etc.

De plus en plus d’élèves s'engagent dans des études universitaires. Une trentaine se trouve actuellement à Yaoundé, à Ngaoundéré, Dschang, à Douala ou à Lomé (Togo) ou à Lomé (Togo). Le CETY (Cercle des Étudiants de Tokombéré à Yaoundé) est une structure du projet qui les accompagne et propose à ceux qui le souhaitent une vie communautaire en saré.

 

L'objectif du développement régional

Un des objectifs des responsables du projet est de garder le lien entre les élites extérieures et celles qui sont restées ou revenues à Tokombéré. Si cela se réalise, le pari de l'avenir de Tokombéré sera gagné ! Et l'on pourra dire que si l'école est une clé pour la vie, elle l'est aussi pour le développement de toute la région.


La vie en sarés

Le saré, c'est, dans les villages, le groupe de cases où habite une famille.

Compte tenu de leur éloignement du centre de Tokombéré, un certain nombre d'élèves se sont regroupés en sarés pour vivre à proximité de l'école ou du collège. Ils se gouvernent eux-mêmes, avec le soutien hebdomadaire d'un adulte. Des étudiants se regroupent de la même manière à Yaoundé ou à Ngaoundéré.


Le Foyer des Jeunes

Le Foyer des Jeunes, géré par les jeunes eux-mêmes, avec la présence d'un animateur propose une bibliothèque, des projections, des soirées culturelles, etc. Des mini-foyers existent dans quelques villages.

Ce qui était nommé la semaine annuelle des jeunes s’est transformé : l’opération "Portes de l’avenir" se prépare dans la durée, de manière décentralisée, un peu partout dans les différents secteurs et villages de la paroisse, afin de toucher tous les jeunes, de toutes les confessions, là où ils se trouvent, et chercher avec eux le chemin de l’avenir. Un rassemblement final a lieu en août.

 

Le volet Enseignement et Projet Jeunes est soutenu par divers partenaires. Les découvrir ICI