Association Intertok

Le projet pastoral

Le père Simon Mpecké, dit "Baba Simon", arrive à Tokombéré en 1959. Frappé e Père Aurenche, en accord avec son évêque Mgr Marty, est envoyé à Tokombéré, tout en restant attaché à la paroisse Saint-Germain-des-Prés et au diocèse de Paris. he et par la foi des Kirdis en un dieu unique, que chacun évoque comme un père, il va proposer sa foi avec délicatesse, non comme un dogme qui remettrait en cause la religion traditionnelle, mais comme une rencontre avec une personne, Jésus, qui peut cheminer avec les hommes, et leur parler aussi de Dieu.

Baba Simon est décédé le 13 août 1975. Le Père Christian Aurenche, prêtre et médecin, qui avait déjà fait des projets avec Baba Simon de son vivant arrive à Tokombéré en novembre 1975 :  il est parti s'y installer, en accord avec son évêque, Mgr Marty, et reste attaché à la paroisse Saint-Germain-des-Prés et au diocèse de Paris. Il prend ses fonctions à l’hôpital avec la sœur Monique de Vivies, et à la paroisse Saint-Joseph avec le Père Jean-Marc Ela. Dès 1976 est créee l’Association Saint-Germain-des-Prés-Tokombéré, chargée d’entretenir les liens entre les deux paroisses.

En 1992, le Père Aurenche est rejoint par le Père Grégoire Cador, du diocèse du Mans, et l'association Tokombéré-La-Flèche est créée.

Depuis 2005, des vicaires originaires de la région sont venus successivement partager la tâche pastorale : le Père Denis Djamba, puis le Père Bernard Zra, et actuellement le Père Justin Gaisebara.

 

Partager et échanger autour du socle de la pastorale.

Entre SaintGermain-des-Prés, La Flèche et Tokombéré se sont tissés des liens d’amitié et de prière, de fraternité, à l’image de l’Église universelle. Ici et là bas, chacun est conscient de l’importance des partages de correspondances, publications, expériences, réflexions sur la place et la mission de l’Église dans le monde actuel, des rencontres et voyages, mais aussi du partenariat financier pour le fonctionnement de la paroisse Saint-Joseph etde ses projets de promotion humaine : Foyer des Jeunes, Cercle des Étudiants, Promotion Féminine, etc.

A Tokombéré, la communauté chrétienne, dont le territoire couvre deux tiers de l'arrondissement, compte en 2010 environ 2000 baptisés et de nombreux amis issus des autres religions. Elle rassemble une trentaine de communautés locales, les Communautés Ecclésiales Vivantes, animées bénévolement, avec une énergie communicative, par des hommes et des femmes, les "catéchistes", issus de ces communautés, sortes de prophètes du temps présent. Tous les samedis matins, ces catéchistes se retrouvent pour se ressourcer, partager leur responsabilité, regarder, à la lumière de l’Évangile, les problèmes de leurs villages, et chercher avec espérance des solutions : vie de famille, éducation et scolarisation, gestion des greniers communautaires, santé, spiritualité, etc.

Porteuse d'avenir, la communauté chrétienneRégulièrement et aux grandes occasions, tout tente de témoigner de sa foi comme une renontre de Dieu et des autres.

 

Une ouverture aux autres, une ouverture au monde

Les communautés se rassemblent pour de belles célébrations préparées avec tous (1500 à 2000 personnes de tous âges, dont beaucoup font des kilomètres à pied, à vélo…) : fête des récoltes, envoi en mission des catéchistes, début de l’Avent, Noël, Pâques, 15 août…

Dans ce nord Cameroun, les habitants croient quasiment tous en un Dieu unique : ceux qui pratiquent la religion traditiuonnelle (70 % environ), les musulmans (15 %  environ) et les chrétiens (15 % environ). Le Projet de Promotion Huamine de Tokombéré, d'appartenance catholique, se veut néanmoins être, dans toutes ses structures, un lieu d'accueil, de rencontre, de dialogue entre toutes les personnes et toutes les religions. Et très naturellement, plusieurs responsables du projet sont des croyants d'autres religions.

 

Baba Simon

Le Père Simon Mpeke, dit "Baba Simon", "le missionnaire aux pieds nus" (qui avait été l’un des huit premiers prêtres camerounais à être ordonnés à Douala et Yaoundé en 1935), était envoyé à Tokombéré en 1959. Frappé par la foi des Kirdis en un Dieu unique, proche des hommes comme un père que l’on invoque, il vint proposer sa propre foi avec délicatesse, non comme un dogme qui remettrait en cause la religion traditionnelle locale, mais comme une nouvelle étape pour mieux se situer, avec dignité, dans le monde en mutation, et comme une rencontre avec une personne, Jésus, qui peut cheminer avec les hommes, et leur parler aussi de Dieu. en savoir plus.